Des clients absents sans préavis créent un véritable casse-tête pour les restaurateurs. Les "no-shows" augmentent, transformant des soirées autrefois fructueuses en occasions perdues.
Les restaurants, souvent complets, voient les tables vides se multiplier à cause de réservations non honorées. Justine Passerini, gérante d'un restaurant italien à Paris, souligne que l'anonymat des réservations en ligne pourrait en être une des causes: "Cela permet peut-être aux gens de se sentir moins responsables de leur absence".
Conséquences néfastes pour l'économie des restaurants
Les "no-shows" impactent considérablement le chiffre d'affaires des établissements tout en affectant le moral des restaurateurs. Les effets incluent :
- perte d'opportunités pour d'autres clients,
- gaspillage de nourriture,
- manque à gagner potentiellement significatif,
- temps et énergie gaspillés en préparation.
Tom Meyer, chef au restaurant Granite à Paris, affirme que la situation est alarmante : "Sur 300 couverts par semaine, nous constatons facilement une trentaine de no-shows, soit environ 10 % de pertes. Cela pourrait représenter un emploi perdu d'ici la fin de l'année".
Stratégies des restaurateurs pour lutter contre ce phénomène
Face à l'augmentation des no-shows, certains établissements adoptent des mesures plus strictes. Justine Passerini évoque l'introduction de l'empreinte de carte bancaire lorsque les pertes dépassent un certain seuil : "C'est devenu une méthode de dissuasion pour les clients". Matthias Marc, un autre chef, ajoute : "Si tout le monde respecte son engagement, il n’y a pas de problème".
Pour compenser, beaucoup utilisent des méthodes de relance, comme des appels téléphoniques et des messages. Certains restaurateurs n'hésitent pas à établir des blacklists pour éviter les récidives.
Enfin, les restaurateurs s'accordent à dire qu'il suffit souvent d'un appel : "Si un client s'excuse et prévient, nous sommes souvent capables de trouver des remplaçants", conclut Grégory Black, gérant dans la capitale. Olivier Daniel, de Nice, rappelle que ceux qui informent leur absence ne sont pas considérés comme des no-shows.







