C’est prouvé, l’alimentation est un cercle vertueux qui agit sur le mental, la santé physique, et contribue à l’épanouissement.
«Nous sommes ce que nous mangeons.» Cette maxime nous accompagne depuis Aristote, et aujourd’hui, la science en fait écho. Prenons l’exemple des abeilles : la reine, nourrie de gelée royale, se révèle plus robuste et vit nettement plus longtemps que les autres. Si certains choisissent la voie des super-aliments pour repousser les frontières de la longévité, d’autres aspirent simplement à vivre mieux et durablement. Cela va bien au-delà des simples statistiques et inclut des considérations telles que le vécu personnel, l’économie et les interactions sociales. La docteure Alexandra Dalu, endocrinologue et médecin spécialisé dans le vieillissement, interroge notre rapport à l’alimentation dans ses ouvrages, notamment Les 100 idées reçues qui vous empêchent d'aller bien, avec Thierry Marx. Elle nous rappelle que manger sainement n’est pas un casse-tête, et qu'aucune expertise culinaire n'est requise.
L'assiette arc-en-ciel
Il n'existe pas d'alimentation universelle ni d'aliment miracle. Cependant, l'étude des zones bleues montre qu'un régime méditerranéen, riche en fruits, légumes, légumineuses et herbes saisonnières, contribue à contrer le stress oxydatif, un facteur clé dans de nombreuses maladies liées à l'âge, comme l’arthrose, le cancer, ou les maladies cardiovasculaires. Des recommandations sont claires : consommer moins de sucres, de sel, et de produits transformés, tout en privilégiant de bons gras et une variété de végétaux colorés, riches en phytoprotecteurs. La docteure Dalu nous conseille également sur le moment de la consommation des fruits, suggérant qu'ils soient intégrés aux repas pour éviter des pics glycériques.
Réapprendre à savourer
À l'opposé des dogmes culpabilisants, l'approche de la pleine conscience émerge comme une méthode efficace pour réguler le poids et retrouver le plaisir de manger. Bien que l'idée de s'écouter et de se laisser guider par ses sens semble simple, la mise en pratique requiert effort et engagement. Pour accompagner cette démarche, des centres de thalassothérapie proposent des programmes dédiés à la pleine conscience alimentaire. À Concarneau, 'Manger en pleine conscience' et à Pornic, le programme 'Silhouette et conscience' combinent nutrition et ateliers psychologiques, offrant un cadre chaleureux pour se réconcilier avec son assiette.
Avec ou sans jeûne intermittent?
Le jeûne intermittent, tendance aujourd'hui prisée, incite à des périodes de restriction alimentaire entre quatorze et seize heures. Ces pratiques déclenchent des mécanismes de défense favorables au corps. Chacun adapte cette méthode à ses besoins : certains préfèrent sauter le dîner, d’autres le petit déjeuner. La clé réside dans la connaissance de soi, assure la docteure Dalu. En effet, il est essentiel de ne pas s’imposer un petit-déjeuner si cela ne paraît pas nécessaire. Ce qui est certain, c'est que dîner de manière précoce et légère favorise la réparation nocturne du corps, plutôt que l'épuisement à digérer. Ainsi, le choix de plats méditerranéens consommés en quantités modérées doit primordiellement précéder la pratique du jeûne pour qu'elle soit réellement bénéfique.







