Depuis des siècles, l’Ukraine et la Russie revendiquent l’origine du bortsch, cette soupe colorée à base de betterave. Aujourd’hui, il est temps de lever le voile sur ses racines culturelles et les enjeux qui en découlent.
Origines controversées
Le bortsch, souvent considéré comme un plat traditionnel d’Ukraine, a également des liens forts avec la cuisine russe. Plusieurs théories existent : certains affirment que ses premières mentions remontent à des recettes médiévales d’Ukraine, tandis que d’autres mettent en avant les influences de la cuisine slave en général.
Une soupe symbole de diversité
Au-delà de ses ingrédients, le bortsch représente une intersection de cultures, chaque pays l’adaptant selon ses traditions culinaires. En Ukraine, il est souvent agrémenté de viande, de légumes frais et parfois servi avec de la crème aigre. En Russie, des variations incluent l’ajout de haricots et d’autres légumes.
Un enjeu de patrimoine culturel
La bataille pour la paternité du bortsch est ainsi devenue un enjeu national pour les deux nations. L’UNESCO a inscrit le savoir-faire lié à la préparation du bortsch ukrainien sur sa liste du patrimoine culturel immatériel, renforçant l'importance de ce plat dans l'identité ukrainienne. Ce geste souligne à quel point la cuisine peut être un reflet des luttes culturelles et historiques.







