Les emojis ont pris une place centrale dans nos interactions quotidiennes, apportant une touche d'émotion et de créativité à nos messages. Parmi ces pictogrammes, les symboles food suscitent souvent des débats. Comment ont-ils évolué et pourquoi sont-ils si importants ? Décryptage.
Origine des emojis : du Japon à la planète entière
C'est au Japon, en 1995, que le premier emoji a vu le jour grâce à Shigetaka Kurita, un ingénieur de Docomo. Limités par le nombre de caractères, les utilisateurs cherchaient une manière d'exprimer des émotions et des idées rapidement, donnant ainsi naissance à une série de pictogrammes alliant images et texte. Les sushis et autres plats typiques ont rapidement fait leur apparition.
Avec l'expansion numérique mondiale, des géants comme Google, Apple et Facebook ont incorporé ces symboles dans leurs claviers. Les emojis alimentaires se sont diversifiés, reflétant les cultures gastronomiques du monde entier, depuis le taco mexicain jusqu'au croissant français.
Le processus de création des nouveaux emojis
Depuis près de 25 ans, le Consortium Unicode se réunit chaque année pour décider de l'ajout de nouveaux emojis. Les critères de sélection se basent sur la clarté de l'intention du pictogramme et sa pertinence dans le contexte actuel. Une fois validés, chaque entreprise créera sa propre version de l'emoji.
- Vérification de l'intention et du contexte
- Standardisation des designs par chaque entreprise
Controverses autour des emojis alimentaires
Chaque nouveau pictogramme peut déclencher des débats. Par exemple, en 2018, Google a suscité des réactions en retirant l'œuf de son emoji salade pour le rendre plus inclusif. Ce même souci d'alignement sur les normes véganes a également été observé dans d'autres cas.
Les internautes nourrissent également des opinions sur l'ordre des ingrédients. En 2017, un tweet mettant en avant le fromage placé en dessous de la viande dans l'emoji burger de Google a enflammé les réseaux sociaux. La rapide réaction de la société a permis de modifier l'emoji, évitant une crise culinaire d'une autre époque numérique.







