Une nouvelle étude soulève des inquiétudes : de nombreux produits sans gluten seraient non seulement riches en sucre et en calories, mais aussi pauvres en nutriments essentiels tels que les fibres et les protéines.
Cela pose un vrai défi pour les personnes sensibles au gluten, qui se retrouvent souvent à acheter ces alternatives coûteuses sans véritable bénéfice pour leur santé. Ce constat émane d'une publication parue en décembre dans la revue Plant Foods for Human Nutrition, où les chercheurs analysent 39 produits sans gluten principalement dépourvus de blé, seigle, orge et parfois même d'avoine. Ces ingrédients sont riches en arabinoxylane, un polysaccharide essentiel.
Les bienfaits de l'arabinoxylane
L'arabinoxylane joue un rôle crucial pour la santé. Il favorise la croissance de bactéries intestinales bénéfiques, améliore la digestion, régule la glycémie et soutient un microbiote équilibré. Cependant, trouver un produit sans gluten bien nutritif reste un véritable défi.
Les choix alimentaires : un risque accru ?
Les résultats de l’étude soulignent que renoncer au gluten sans raisons médicales pourrait ne pas être le choix le plus judicieux. Bien que certains pains aux graines sans gluten présentent une teneur en fibres plus élevée en raison de l'utilisation de pseudo-céréales, cette tendance varie selon les régions. Par exemple, les pains aux graines en Espagne affichent généralement une moindre quantité de fibres par rapport à leurs homologues contenant du gluten.
Une étude précédente a révélé que 81 % des personnes sous un régime sans gluten avaient pris du poids après deux ans, tandis qu'une autre recherche a montré une exposition accrue aux métaux lourds par rapport à un régime traditionnel. Ces résultats soulèvent des questions quant à l’idée reçue selon laquelle le sans gluten serait le meilleur choix pour la gestion du poids.
Intolérance ou sensibilité au gluten ?
Il est crucial de noter que l'intolérance au gluten touche environ 1 % de la population, tandis que la sensibilité au gluten non cœliaque (SNGC) affecte entre 3 et 6 % des gens. Ces personnes éprouvent des symptômes digestifs similaires à ceux des patients atteints de syndrome de l’intestin irritable.
Des recherches suggèrent également que les changements génétiques des céréales modernes, en comparaison avec celles consommées par nos ancêtres, pourraient expliquer cette montée des sensibilités. Un environnement de vie aseptisé contribue également à l'augmentation des intolérances alimentaires.







