Suite à la réception de 49 déclarations d'effets indésirables, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) se penche sur les dangers liés à la consommation de compléments alimentaires à base de spiruline. Depuis la mise en place de son dispositif de nutrivigilance, l'Anses a notifié différents effets pouvant résulter de la consommation de cette algue.
En plus des mises en garde précédemment émises, l'Anses a notamment signalé en 2014 un cas d'allergie grave après ingestion de spiruline. Pour cette raison, l'agence a décidé d'examiner plus en détail les conséquences possibles de la consommation de spiruline.
Effets secondaires signalés : un large éventail
Classée comme denrée alimentaire en France et en Europe, la spiruline se décline en poudre, gélules ou comprimés, avec des doses recommandées allant de 0,25 à 5 g par jour. Parmi les effets indésirables rapportés, 10 ont été jugés suffisamment documentés pour une analyse approfondie. Environ 4 de ces cas présentent une forte probabilité d'être reliés à la spiruline, incluant des manifestations allergiques et gastro-intestinales.
D'autres troubles, bien que moins fréquents, comprennent des problèmes dermatologiques, hépatiques, endocriniens ou métaboliques. De plus, au moins 29 cas d'effets indésirables ont été signalés par des centres antipoison entre 2010 et 2016, notamment des troubles digestifs tels que vomissements, diarrhées et douleurs abdominales.
Prendre des précautions : recommandations de l'Anses
Face à cette alerte, l'ANSM incite les consommateurs à privilégier les circuits d'approvisionnement les mieux contrôlés. Par ailleurs, elle souligne la nécessité de mener des études cliniques pour établir une dose journalière maximale sécurisée. L’agence déconseille vivement l'utilisation de la spiruline pour les personnes souffrant de phénylcétonurie, ou pour celles ayant des antécédents allergiques ou des vulnérabilités musculaires et hépatiques.







