Seul un Français sur quatre respecte la recommandation de santé publique qui préconise de manger cinq portions de fruits et légumes par jour.
Le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) a publié une étude le 11 juillet mettant en lumière cette problématique prégnante. La campagne lancée en 2001 par le Programme national nutrition santé (PNNS) semble perdre de son élan. Auparavant, la recommandation était bien intégrée par le public, mais l'après-crise économique a engendré un déclin de cet élan. Entre 2007 et 2010, la proportion de Français respectant le seuil des cinq portions avait augmenté, atteignant 31 %. Cependant, depuis, la situation s’est dégradée, tombant à 25 % en 2016.
Un désintérêt croissant pour les bienfaits des fruits et légumes
Ce désengagement vis-à-vis des fruits et légumes, pourtant riches en vitamines, minéraux et fibres, est préoccupant. Lors d'une enquête, il a été noté qu’en 2016, 54 % des Français consommaient moins de 3,5 portions par jour. La situation des très petits consommateurs s'est également aggravée : ceux consommant moins de deux portions ont augmenté, passant de 32 % en 2010 à 45 % en 2016.
Les enfants aussi sont touchés
Du côté des jeunes consommateurs, les résultats sont tout aussi alarmants. En effet, seulement 6 % des enfants atteignent le seuil des cinq portions quotidiennes. L’embellie économique de 2016 n’a eu aucun impact positif sur cette tendance. Le Crédoc souligne que le nombre de grands consommateurs de fruits et légumes est à son plus bas, tant chez les adultes que chez les enfants.
Le rapport révèle également que le profil des consommateurs les moins assidus à cette recommandation est souvent lié à des facteurs socio-économiques défavorables, notamment des foyers avec plusieurs enfants et un niveau d'éducation limité. Cette situation est corrélée à une augmentation des cas de surpoids et d’obésité dans ces groupes. Face à ce constat, le Crédoc insiste sur l'urgence de mettre en œuvre des politiques publiques ciblées pour réduire les fractures alimentaires.







