Envisagez un instant que vos maux d’estomac soient le reflet d’une détresse émotionnelle plutôt que l’inverse. Giulia Enders, doctorante allemande, défend cette théorie dans son ouvrage Le charme discret de l'intestin, qui fait le lien entre notre santé digestive et notre état mental.
Un lien insoupçonné entre intestin et cerveau
Selon Enders, notre intestin agit comme un "deuxième cerveau". Dans un langage accessible, elle dévoile comment notre système digestif influence notre corps. Son livre a rencontré un succès fulgurant en Allemagne, avec près d'un million d'exemplaires vendus. En 2012, elle a remporté un premier prix lors d'un Science Slam, où elle a captivé un public non-initié avec des explications claires et engageantes.
Pour elle, les personnes souffrant d’anxiété ou de dépression devraient considérer la possibilité qu'un intestin en mauvaise santé soit à l’origine de leurs troubles. La bio-nutritionniste Marion Kaplan souligne également l'existence d'une connexion directe entre le cerveau et l'intestin. Cette relation commence dès la grossesse, lorsque l'enfant est nourri via le cordon ombilical. Il est prouvé que 70 à 80 % des neurotransmetteurs sont liés à l’intestin grêle. Un ventre douloureux freine les capacités intellectuelles, d’où l’importance de veiller à sa santé intestinale.
Adapter son alimentation pour un mieux-être
Pour améliorer son moral, il est essentiel de revoir ses choix alimentaires. Marion Kaplan recommande d'éliminer certains produits : gluten, sucres et produits laitiers, en faveur d'un régime paléolithique. Ce type d’alimentation met l’accent sur des aliments naturels, favorisant fruits et légumes de saison. Une cuisson vapeur est également préconisée, ainsi que l’utilisation d’huiles de qualité, comme l’huile d’olive ou celle de coco bio.
Les bienfaits d'une alimentation saine sont considérables et s'étendent même à des troubles plus graves. L’experte Natacha Campbell-McBride a démontré que des changements alimentaires significatifs peuvent aider des personnes souffrant d'autisme ou d’hyperactivité, rendant ainsi la nutrition clé pour le bien-être général.







