Une étude récente de l'ONG américaine EWG met en lumière une préoccupation majeure : près de 30 % des produits alimentaires manufacturés aux États-Unis contiennent des acides gras trans. Ces substances, souvent critiquées pour leurs effets néfastes sur la santé, sont reconnues pour augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.
La présence alarmante d'acides gras trans
Des aliments courants tels que les plats préparés, les pizzas et les biscuits sont parmi les plus touchés. L'ONG a analysé plus de 84 000 produits et a découvert que 27 % d'entre eux contenaient ces acides nocifs. En outre, 10 % supplémentaires pourraient en contenir, laissant le consommateur dans l'incertitude face à la sécurité alimentaire.
Les conséquences sur la santé publique
Les acides gras trans, bien que parfois présents naturellement dans certains ruminants, sont principalement le résultat d'un processus industriel visant à stabiliser les aliments. Leur consommation est problématique, car ils contribuent à élever le « mauvais » cholestérol dans le sang. Selon les estimations, leur réduction pourrait prévenir des milliers d'infarctus et de décès liés aux maladies cardiaques.
Réglementation et sensibilisation
En réponse à ces statistiques inquiétantes, la Food and Drug Administration (FDA) a interdit en 2013 l'utilisation d'acides gras trans dans l'alimentation transformée. Cependant, l'absence d'étiquetage clair demeure préoccupante : seulement 2 % des produits analysés indiquent la présence de ces acides sur leurs étiquettes. Encore plus alarmant, certains produits destinés aux enfants étiquetés comme « zéro acide gras trans » en contiennent en réalité.
En France, bien que l'utilisation d'acides gras trans ne soit pas totalement interdite, les autorités sanitaires recommandent de limiter leur présence dans les aliments, tant pour les humains que pour les animaux. Ces efforts de régulation visent à protéger la santé publique et à réduire l'exposition à ces substances nocives.







