Il est courant de ressentir une intensification de la faim avant l’arrivée des règles, et cette sensation a des fondements hormonaux. En effet, le cycle hormonal est ponctué de variations qui influencent notre corps de multiples façons : sautes d'humeur, troubles du sommeil, et, bien entendu, variations de l'appétit.
Les fluctuations hormonales et leurs effets sur l'appétit
À l'approche des règles, le corps prend conscience que l'ovule n’a pas été fécondé, déclenchant une baisse brusque du taux d'hormones. Deux hormones clés sont principalement responsables de ces changements liés à l'appétit.
La chute des oestrogènes et l'envie de réconfort
Durant cette période, les niveaux d'oestrogènes chutent, entraînant également une descente de la sérotonine, souvent appelée "hormone du bonheur". Cela explique pourquoi un déséquilibre émotionnel peut inciter le corps à rechercher des glucides, notamment des aliments riches en sucres et en féculents, qui apportent un sentiment de réconfort. La diététicienne Pauline Budynski souligne que cette quête de glucides est une réponse naturelle du corps pour compenser la diminution de sérotonine.
Une demande accrue en énergie
Parallèlement, la progestérone, qui joue un rôle apaisant, décroît également. Cette baisse peut provoquer un désir d'alimentation émotionnelle, où l'on recherche des aliments qui rassurent. En outre, le corps nécessite effectivement une augmentation modérée de l'énergie durant cette phase, et les experts estiment que l'on peut avoir besoin de 100 à 300 calories supplémentaires par jour. Ainsi, la hausse de la faim avant les règles est une réaction biologique légitime.







