Blanc manger
Cette colonne aspire à éviter les erreurs et les injustices. Pourtant, lorsqu'elles surviennent, cela m'affecte considérablement. Les critiques devraient être rédigées avec un soin minutieux, semblable à celui d'un inspecteur fiscal. Lorsqu'une critique en ligne a suscité des réactions vives à propos de L'Arbre Blanc, le bistro d'Alexandre Blanc à Chevagny-les-Chevrières, j'ai aussitôt pris conscience d'une potentielle injustice. Face aux critiques acerbes, je laisse de côté les insults et retourne sur les lieux.
Par le passé, une expérience similaire m'est arrivée avec Roger la Grenouille à Paris. J'avais été un peu dur envers un plat de poisson, mais l'adresse reste appréciable. Je suis donc retourné en Bourgogne, souhaitant aborder cette situation de manière sincère et réfléchie. Une telle humilité peut améliorer la qualité des critiques et nous rappeler que le doute est essentiel à une analyse juste.
Le village, fidèle à lui-même, reste enchanteur. La carte du restaurant a évolué : on y trouve désormais une royale de foies de volaille aux œufs de truite et un filet de saumon avec une émulsion de beurre au soja et pulpe d'aubergine. La cuisine, bien que simple, n’a pas totalement trouvé son rythme. L'accueillante maîtresse des lieux est charmante, mais je me demande si cela vaut vraiment le détour. Cela dit, j'ai espoir que l'assiette finisse par briller.
Sur le chemin, j'ai découvert une adresse qui mérite d'être connue : L'Auberge des Gourmets à Villars, à quelques kilomètres de Tournus. Pour un menu à 22 €, vous pourrez savourer un jambon persillé, un chou farci succulent et une délicieuse tarte aux pommes. Une cuisine authentique, pleine de cœur et de générosité, qui évoque la richesse de la Bourgogne avec ses vins fins et son ambiance chaleureuse.







