Vous envisagez de jeûner avant l'été ? Voici quelques précautions à prendre, expliquées par des experts.
Le jeûne, qui consiste à interrompre l'alimentation tout en restant hydraté avec des boissons non sucrées comme de l'eau ou du thé, suscite un intérêt croissant. Bien que certains scientifiques restent sceptiques, d'autres professionnels soulignent ses racines profondément ancrées dans diverses cultures. Selon Jean-Pierre Willem, chirurgien et anthropologue, "le jeûne se retrouve dans toutes les cultures et époques. Même les animaux pratiquent cette démarche, ce qui témoigne de son caractère naturel".
Préparer son corps pour le jeûne
Avant de débuter un jeûne, il est primordial de consulter un médecin. Idéalement, initiez-vous dans un cadre clinique ou avec un manuel adapté. Les personnes ayant des antécédents de troubles alimentaires, tels que les obèses ou les anorexiques, ainsi que les enfants et les seniors, devraient s'abstenir. Jean-Pierre Willem indique que "les personnes minces n'ont pas assez de réserves pour jeûner sans risques", tandis que le psychologue Franck Dibouës met en garde contre la baisse du métabolisme, ce qui peut engendrer un effet yo-yo lors de la reprise alimentaire.
Choisir la bonne approche du jeûne
Il existe plusieurs types de jeûne adaptés aux besoins individuels. Par exemple, le jeûne aménagé permet de consommer des aliments légers pendant trois à sept jours, avec un apport calorique limité. Le jeûne moyen, généralement pratiqué lors de retraites spirituelles, s'étend sur huit à dix jours, ne permettant qu'une hydratation strictement contrôlée. Enfin, le jeûne long de 30 à 40 jours nécessite une surveillance médicale constante.
S'organiser pour réussir son jeûne
Le moment choisi pour jeûner aide grandement à la réussite de l'expérience. Franck Dibouës suggère de le faire dans un environnement apaisé pour limiter le stress. Durant l'été, par exemple, un climat agréable peut faciliter le processus. Accompagner le jeûne d'activités relaxantes, comme des randonnées, de la lecture ou de la méditation, contribue également à gérer les sensations de faim. Lors de cette période, il est important de ne pas se surmener physiquement afin de ne pas épuiser son corps.
Enfin, la reprise des repas doit se faire progressivement : commencez par des bouillons ou des potages avant d'introduire des aliments solides. Une réintroduction brutale pourrait engendrer des inconforts digestifs.







