Le parcours de Marc Meneau, l’autodidacte
Cuisinier autodidacte, élégant et cultivé, Marc Meneau a vécu une carrière professionnelle éclatante, bien qu'entachée par des controverses en cuisine et en gestion.
Né dans une famille modeste, sa mère tenait un café-épicerie dans le village de Saint-Père-sous-Vézelay (Yonne). Elle nourrissait des espoirs d’un avenir professionnel distingué pour son fils, qui, bien qu'initialement inattendu, se réalisera. Selon la légende, Marc aurait commencé à cuisiner dans le but de séduire Françoise, son épouse. Ensemble, ils prennent en 1966 les rênes du café-restaurant du village, où il développe son art culinaire. En s'inspirant de la littérature gastronomique, il se forme et redéfinit des recettes classiques, établissant son propre style.
Ascension fulgurante
Le talent de Marc Meneau est rapidement reconnu. En 1972, il obtient sa première étoile au Guide Michelin. En acquérant une maison de notaire, cet espace nommé L'Espérance devient un temple de la gastronomie. En 1975, il décroche une second étoile et, couronné par une troisième étoile en 1984, il est également nommé meilleur cuisinier de l'année par Gault Millau avec un impressionnant score de 19/20. Les plats emblématiques comme ses cromesquis de foie gras liquide attirent une clientèle de choix.
Des turbulences inattendues
Des écarts de qualité
Après quinze années de succès, la prestigieuse troisième étoile est retirée en mars 1999 en raison d'« irrégularités », selon Bernard Naegelen, directeur du Michelin. Cette décision choque le couple Meneau, provoquant un chagrin immense, que Marc décrit comme la perte d'un enfant. Bien que cela n’ait pas d’impact sur son engagement, il démarre un bistrot plus décontracté, l'Entrevignes, en 2003, inspiré par des conseils d’amis comme Serge Gainsbourg.
Finalement, en 2004, Marc Meneau retrouve ses trois étoiles. Cependant, les controverses autour de son retour n’entament pas son enthousiasme. Il collabore avec l'industriel François Schneider pour un nouveau projet, les "domaines de l'Espérance et du Roncemay". Il participe également au film de Sofia Coppola, Marie Antoinette, mais son engagement dans le projet est entravé par des absences notables.
À côté de ces succès, des tensions administratives se profilent. La société de Marc Meneau se retrouve en liquidation judiciaire le 8 janvier, suite à un redressement. Sommé d’agir rapidement, le chef s'est abstenu de commentaires, préférant se concentrer sur un appel.







