New-York est désormais pionnière en matière de santé publique avec l’initiative d’exiger des chaînes de restaurants qu’elles indiquent clairement sur leurs menus les plats contenant un taux élevé de sodium.
Depuis le 1er décembre 2015, une petite salière blanche sur fond noir signale les plats contenant plus de 2,3 grammes de sodium, soit plus de 5,7 grammes de sel. Cette nouvelle réglementation a été adoptée à l'unanimité le 9 septembre par le Conseil de la Santé de New-York, et s’applique à tous les restaurants appartenant à des chaînes comptant au moins 15 établissements aux États-Unis, ainsi qu’à ceux situés dans les cinémas. En cas de non-respect de cette règle, une amende de 200 dollars sera imposée.
Cette démarche vise à réduire les risques de maladies cardiovasculaires et fait suite aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui préconise une consommation quotidienne maximale de 2 grammes de sodium (soit approximativement 5 grammes de sel). La Fédération américaine de cardiologie pousse même à une limite de 1,5 gramme. Pourtant, la consommation moyenne de sodium des Américains s’élève à 3,4 grammes par jour, dépassant ainsi les recommandations.
Il est intéressant de noter qu'une étude parue dans le New England Journal of Medicine révèle que le sel est responsable de 1,65 million de décès annuels à travers le globe. Face à cette urgence sanitaire, le maire Bill de Blasio continue la lignée d'initiatives de santé publique, après son prédécesseur Michael Bloomberg, qui s'était attaqué à la problématique des sodas et des acides gras trans.







