Au cours des deux derniers mois, plus de 30 tonnes d’olives en provenance du Maroc ont été saisies par la Douane française, révélant des violations importantes de la réglementation européenne sur les additifs alimentaires. Cette opération a été annoncée dans un communiqué publié le 25 octobre.
Ces olives en saumure, vendues par un grossiste situé en Seine-Saint-Denis, n'étaient pas conformes et présentaient un risque potentiel pour la santé publique. Des investigations approfondies ont été lancées début 2024, suite à la découverte que plusieurs entreprises marocaines exportaient vers l'Union européenne des olives contenant un conservateur allergène interdit.
Des contrôles révélateurs
Les enquêtes menées par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) ont permis de cibler un grossiste recevant régulièrement des olives en saumure. Les échantillons prélevés au port du Havre ont mis en évidence des niveaux excessifs d’acide benzoïque, connu pour être dangereux pour les enfants, ainsi que des sulfites allergènes. L'utilisation d'un fongicide comme agent de coloration soulève aussi des préoccupations de fraude alimentaire.
Une mobilisation renforcée pour la santé publique
A la suite d'un premier contrôle, 28,5 tonnes d'olives non conformes ont été confisquées. Deux autres vérifications ont été effectuées dans les entrepôts du grossiste, révélant davantage de références interdites, entraînant la saisie de plus de deux tonnes supplémentaires. Ce commerçant a déjà été contrôlé par la DGCCRF et est considéré comme un "multirécidiviste". Une amende est à prévoir, bien qu'un montant n'ait pas encore été fixé.
Cette opération témoigne de l'engagement de la Douane française dans la protection des consommateurs et de la santé publique, suite au transfert des missions de contrôle sanitaire de la DGCCRF à la Douane, effectif depuis le 1er juin 2023.







