Une recherche récente réalisée en France souligne une nouvelle fois les dangers associés à la consommation d'aliments ultra-transformés. L'étude, publiée dans le Jama Internal Medicine, établit un lien inquiétant entre ces produits alimentaires et le risque de mortalité.
Des résultats alarmants sur la mortalité
Comme l'indique Mathilde Touvier, directrice de recherche à l'Université Paris 13, cette étude vient renforcer les connaissances précédentes sur les effets néfastes de ces aliments. Les chercheurs se sont appuyés sur la cohorte NutriNet-Santé, qui étude l'alimentation de plusieurs dizaines de milliers de Français depuis 2009. En analysant les données de 44 551 participants de plus de 45 ans, majoritairement des femmes, ils ont mis en évidence que 14,4 % de leur alimentation était composée de produits ultra-transformés, représentant 29 % de leur apport calorique total.
Après sept années de suivi, 602 participants sont décédés, dont 219 par cancer. Les chercheurs ont constaté qu'une augmentation de 10 % de la consommation d'aliments ultra-transformés était associée à une hausse de 14 % du risque de mortalité. Mathilde Touvier insiste cependant sur le fait qu'il ne faut pas céder à la panique, précisant que consommer un plat préparé ne signifie pas nécessairement un risque accru de 15 % de décès.
Questionnements autour des additifs alimentaires
Bien que d'autres recherches soient nécessaires pour établir un lien de cause à effet definite, les études s'accumulent pour montrer des corrélations entre les aliments ultra-transformés et divers problèmes de santé. Ces produits, souvent riches en sel, sucre et graisses saturées, présentent également un déficit en vitamines et minéraux. De plus, leur composition inclut une variété d'additifs comme des conservateurs et colorants, qui ont été associés à divers risques sanitaires.
Parallèlement à cette étude, l'équipe de recherche se penche sur les effets des additifs alimentaires, évaluant leurs impacts, que ce soit individuellement ou en synergie, ce que l'on appelle l'« effet cocktail ». En attendant des résultats plus concrets, Santé publique France recommande de limiter la consommation d'aliments gras, salés et ultra-transformés, et d'encourager la cuisine à partir de produits naturels.







