Il n'est pas question d'inscrire l'amour sur une étiquette de produit alimentaire, a rappelé la FDA. Suite à une déclaration un peu trop sentimentale d'une boulangerie, l'agence américaine de réglementation alimentaire a dû intervenir. Le 22 septembre, la Nashoba Brook Bakery, située dans le Massachusetts, a reçu un courrier officiel stipulant qu'elle ne pouvait pas mentionner l'« amour » parmi les ingrédients de son granola.
Bien qu'il soit courant de cuisiner avec amour, il existe des règles strictes concernant ce qui peut être indiqué sur les étiquettes. La FDA a souligné que seuls les ingrédients reconnus par leur nom habituel peuvent être listés. L'agence précise que l'amour ne fait pas partie de cette catégorie.
L'appel à la créativité des marques
John Gates, le PDG de la Nashoba Brook Bakery, a exprimé sa désolation face à cette décision. Pour lui, mentionner l'amour dans la composition était une manière de rendre son produit plus attrayant et de créer un lien émotionnel avec ses clients. "Les gens sont curieux de savoir ce qui rend notre granola si spécial. Dire qu'il y a de l'amour au sein de notre recette, c'est un beau message qui fait sourire", a-t-il déclaré à Bloomberg.
Cependant, la FDA ne s'est pas arrêtée là. En plus de l'inadéquation de la mention d'amour, la boulangerie a été sanctionnée pour des manquements relatifs aux normes d'hygiène. Cette précision a été une amère découverte pour les fans de son granola, semblant ternir l'image que la boulangerie souhaitait projeter.
La réglementation face à l'émotion
Cette affaire soulève une question intéressante : où se trouve la frontière entre l'authenticité des marques et la réglementation ? Alors que les entreprises cherchent à se démarquer par des messages engageants, la FDA rappelle que la transparence et la conformité aux normes restent primordiales. Si l'amour a sa place dans la préparation des plats, il doit rester en dehors des étiquettes.







