La proposition d'augmenter la taxation sur l'huile de palme, couramment désignée sous le nom de "taxe Nutella", a connu un tournant significatif lors de sa seconde lecture. Ce projet de loi, qui visait à renforcer la taxation sur un ingrédient clé de nombreux produits alimentaires, semble désormais en péril.
Souvent utilisée pour sa rentabilité, l'huile de palme se retrouve dans un tiers des produits alimentaires. Bien que prisée par l'industrie agroalimentaire, elle soulève d'importantes préoccupations relativement à la santé, notamment en ce qui concerne les maladies cardio-vasculaires.
Initialement, lors d'une première lecture, le Sénat avait convenu d'une augmentation significative de la taxe, projetant un passage de 300 euros la tonne en 2017 à 900 euros en 2020. Cependant, face aux réactions défavorables de la Malaisie et de l'Indonésie — les principaux producteurs mondiaux d'huile de palme — la chambre des députés a temporairement suspendu cette hausse. Le nouveau tarif appliqué ne sera donc que de 90 euros la tonne.
"Nous souhaitons envoyer un message tout en restant pragmatiques. Nous ne cherchons pas à provoquer un boycott de ces nations ni à nous priver de l'huile de palme", a expliqué Barbara Pompili, la secrétaire d'État à la Biodiversité, lors des discussions entourant cette issue.
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