la junk food (ou malbouffe) nous rend accros. c'est le constat de michael moss, journaliste au new york times. dans son livre sucre, sel et matières grasses, récemment paru, il révèle comment les entreprises agroalimentaires manipulent le sel, le sucre et la graisse pour nous rendre dépendants.
l'obésité ne cesse d'augmenter, un fait alarmant. en france, le taux d'obésité a grimpé de 8,5 % à 14,5 % en seulement deux décennies. selon michael moss, en 2010, 26 millions d'américains étaient diabétiques, conséquence directe des pratiques de l'industrie alimentaire. pour des bénéfices dépassant 1000 milliards de dollars par an, ces entreprises proposent des produits transformés excessivement riches en sel, sucre et matières grasses, non pas simplement pour le goût, mais pour leurs effets addictifs. moss a déclaré que des études montrent que le sucre et la graisse peuvent provoquer des sensations similaires à celles de la cocaïne. même si l'industrie met en avant que ces recherches sont encore en cours, des experts tels que la directrice de l'institut national des drogues, nora volkow, soutiennent que le sucre transformé pourrait créer des dépendances semblables à celles de drogues dures.
la lutte pour les parts de marché
cette connaissance n'est pas nouvelle pour les acteurs de l'agroalimentaire, mais rien ne semble freiner leur quête de parts de marché, surnommées stomach shares. moss établit des parallèles entre les tactiques marketing des fabricants de cigarettes des années 1990 et celles des entreprises de malbouffe. leurs méthodes de promotion, tout comme les risques pour la santé qu'elles engendrent, sont similaires.
des répercussions à haut niveau
les conclusions de moss ont atteint les oreilles des hautes instances américaines. son enquête a créé une onde de choc, notamment après la publication d'un article dans le new york times qui a généré plus de six millions de lectures. cette attention médiatique a alerté la maison-blanche, qui envisage des discussions avec des industriels renoncés et une éventuelle augmentation des subventions pour fruits et légumes, tout en réfléchissant à des taxes sur la junk food pour réduire sa consommation.
malgré les profits colossaux du secteur, la vigilance du congrès semble fluctuante face aux scandales alimentaires. en europe, la transparence des étiquettes a progressé, incitant les consommateurs à scruter attentivement les informations nutritionnelles sur les emballages.







